Richard Brautigan

La Pêche à la truite en Amérique / Sucre de pastèque

Pierre Schavey / The Lion - février 2019

Œuvre inclassable, ni roman ni nouvelle, c’est une série de textes, de digression en digression, racontant un vagabondage dans l’Amérique profonde, de campagnes en villes, de lacs en rivières, de truites arc-en-ciel en truites bossues. […] Souvenirs, anecdotes, portraits, fragments d’autobiographie, c’est un univers éblouissant, fascinant où l’on navigue entre hyperréalisme et surréalisme. C’est un monde fantaisiste et poétique dans lequel on pénètre avec complicité et dont on ne sort pas indemne. C’est magique ! 

Pierre Edeikins

Des anges

Claudine Galea / Remue.net - mars 2019

Demeure alors l'éclat des mots, la façon dont ils se sont emparés d'une douceur de peau, d'une asphyxie passagère, d'une fièvre et d'une convulsion où tient tout entière la vie. Demeure la mélancolie attachée à la chose, Baudelaire n'est jamais loin.

Amy Goldstein

Janesville

Philippe Lançon / Libération - mars 2019

[Amy Goldstein] se contente de mettre en majesté les vies, les points de vue et parfois les tragédies de ces ouvriers.

Mémoire des arts - mars 2019

Malgré tout, les habitants vont s'accrocher. Voici leur histoire, très vivante, avec une belle palette de protagonistes.

Elle - mars 2019

En incarnant la crise dans les corps et les vies de ses personnages, Goldstein rapporte l'économie à hauteur d'homme. Bouleversant.

Society - mars 2019

2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013. Six années pour six parties et 55 chapitres qui montrent avec une précision de microscope la lente et inéluctable décomposition de ce qui fut autrefois le socle de l’Amérique : sa classe moyenne. Un centre qui ne tient plus. 

Vanity Fair - mars 2019

À travers ce reportage au long cours sur les effets de la crise économique de 2008 dans une petite ville industrielle, Amy Goldstein (prix Pulitzer 2002) interroge l’effritement d’une société toute entière. 

Didier Hassoux / Le Canard Enchaîné - février 2019

Pendant plus de cinq années, la journaliste du « Washington Post » a accompagné celles et ceux qui ont vécu cette « histoire américaine ». Non pas dans un misérabilisme compassionnel, mais avec une belle humanité.

Karine Vilder / Le Journal de Québec - février 2019

 

Tout comme Thomas B. Reverdy l’a fait avec Détroit dans le magnifique Il était une ville, la journaliste du Washington Post Amy Goldstein a eu l’idée de raconter l’essoufflement d’une autre grande ville industrielle des États-Unis : Janesville, au Wisconsin. […] Le génie de l’auteure a été de raconter ce qui s’est passé par la suite, sans jamais nous donner l’impression de lire un essai ou une monographie. […] Une très belle histoire. Et en plus, elle est vraie.

 

Yann Perreau / Les Inrockuptibles - février 2019

Goldstein a la précision, la rigueur, l’objectivité du grand journalisme. Elle développe aussi une façon bien particulière de toucher au cœur même du drame : en décrivant avec beaucoup de justesse les sentiments et ressentiments que la situation provoque chez les uns et les autres. Loin de se complaire pour autant dans un misérabilisme vendeur, elle s’efforce de dire le plus avec le moins d’effets possibles.

Nathalie Crom / Télérama - février 2019

Paysages, psychologie individuelle et collective, enjeux politiques : le tableau captivant et poignant, formellement très cinématographique, que dresse Amy Goldstein n'omet aucune des dimensions du drame humain qui s'est joué et perdure à Janesville. 

Sarah Gastel, Librairie Terre des Livres, Lyon / PAGE des libraires - février 2019

En grattant un peu l'image du rêve américain, l'auteure rend compte avec empathie du quotidien des habitants et des travailleurs de la cité démocrate. Elle transcrit les rêves écornés, les espoirs désespérés et les efforts pour se réinventer. […] Janesville est un remarquable reportage constatant « que tout faire comme il faut peut ne pas suffire », et un hommage saisissant aux individus rétrogradés par le rouleau compresseur libéral, en tout lieu et toute époque. 

Christine Marcandier / Diacritik - février 2019

Janesville n’est pas un roman, c’est un reportage qui se lit comme un roman, l’un de ces récits de non fictionexceptionnels que nous livrent des journalistes qui sont les puissants conteurs de notre présent, les chroniqueurs de nos quotidiens qui s’effondrent. […] Janesville est de ces textes hybrides qui tiennent tout autant de l’histoire, de l’anthropologie que de la littérature, en ce sens proprement immanquable.

Pages d'histoire(s) - février 2019

L'histoire de Janesville n'est qu'"une histoire américaine" parmi tant d'autre. Et la lecture de ce superbe livre ne pourra que nous éclairer sur ce qu'il risque d'arriver quand on subit une mondialisation irraisonnée.

Alexia Blin / AOC - janvier 2019

Un récit très incarné qui rend vivante la tragédie de la crise. […] Le dispositif narratif choisi par Amy Goldstein lui permet de dresser un portrait riche et nuancé des conséquences de la désindustrialisation aux États-Unis.

Baptiste Liger / Lire - janvier 2019

Un admirable document à hauteur d’hommes, aux airs de métaphore de l’Amérique.

Santiago Artozqui / Mediapart - janvier 2019

Dans Janesville, la journaliste du Washington Post Amy Goldstein raconte avec humanité le quotidien de quelques familles d'ouvrier, pendant la crise économique de 2008, quand General Motors décide de fermer l'usine qui fait vivre cette petite ville du Wisconsin. Un travail documentaire au service d'une écriture remarquable.

Clémence Boulouque / Transfuge - janvier 2019

Un des grands livres de la rentrée. […] Baromètre de l’Amérique désindustrialisée, Janesville a des échos universels – ceux des promesses effritées.

Arrigo Lessana

Nos conversations du mercredi

Librairie Le Square - décembre 2018

Comme tous les mercredis, Angelo est assis sur le canapé, le dos contre le siège, la tête dans le vide et les jambes en l’air. Il converse avec son grand-père. Ils expriment leurs divergences, ils partagent leurs affinités, ils questionnent le temps et provoquent des ponts inimaginables entre les époques et les sujets. En cent pages seulement, Arrigo Lessana réenchante le monde de façon insolite et irrésistible.

António Lobo Antunes

Jusqu'à ce que les pierres deviennent plus douces que l'eau

Novo - février 2019

On a beau le dire, et même sans doute le répéter : pour nous, Antonio Lobo Antunes est aujourd'hui le plus grand. […] Une écriture physique, proche de la dislocation. Sublime et déchirant. 

Frédérique Fanchette / Libération - mars 2019

Le roman est un maelström de sensations, de fracas, orchestré avec virtuosité par l’écrivain lisboète. […] De ce tissage de monologues, de conversations intérieures qui ne se rencontrent jamais, ressort la solitude des êtres jusqu’au trépas.

Christophe Mercier / Les Lettres Françaises - mars 2019

La phrase fluide, infiniment malléable, de Lobo Antunes – mais peut-on encore parler d’une phrase ? Ne s’agit-il pas plutôt de versets poétiques ? – mêle les voix, les mo­ments, les tons, brisant soudain, par une rupture comique, la mélopée de la grande tragédie.

Fabrice Gabriel / AOC - février 2019

Voilà bien un romancier du tout, un homme de fresque aux talents de miniaturiste, une sorte d’ogre poète, génie bougon, qui met son monde et l’univers en bouteille et les boit d’un coup, les restitue par tonneaux, les charrie enfin en pages-fleuves jusqu’à la mer toujours inachevable d’une « oeuvre complète » identique et recommencée, d’une absolue cohérence de globe.

Julien Coquet / Toute la culture - février 2019

Fidèle à sa manière, António Lobo Antunes mélange allègrement les temporalités et les lieux pour mieux créer et révéler toute l’horreur de la guerre et la complexité d’un esprit toujours en ébullition. Au sein d’une même phrase, le lieu, l’époque et le narrateur changent. « Tempête sous un crâne », c’est ainsi que pourraient s’appeler tous [s]es romans.

Le Quotidien du Luxembourg - février 2019

Une fois encore, c'est foisonnant, bouleversant, émouvant, décapant, furieusement maîtrisé, follement construit.

Norbert Czarny / En Attendant Nadeau - février 2019

L’Angola, la maladie, la famille désunie, Lisbonne comme un trou de province, les oiseaux… Nous sommes dans un roman d’António Lobo Antunes, le dernier qu’il écrira, a-t-il annoncé. Le précédent était aussi le dernier et on attend avec impatience le suivant, ne serait-ce que pour un tel titre : Jusqu’à ce que les pierres deviennent plus douces que l’eau.

Bruno Corty / Le Figaro - février 2019

Passant d’hier à aujourd’hui, d’un personnage à un autre, convoquant les souvenirs, les sons, les animaux de là-bas, réveillant les scènes de violence, le racisme exacerbé, les désirs de vengeance, Lobo Antunes entonne un chant funèbre qu’on lit dans une sorte de transe.

Isabelle Rüf / Le Temps - février 2019

Dans son vingt-septième roman, l’écrivain portugais António Lobo Antunes, bientôt dans la Pléiade, montre toute la virtuosité de son écriture polyphonique. 

Serge Hartman / Dernières Nouvelles d'Alsace - février 2019

Un récit qui fait éclater, dans la continuité de l'œuvre du grand écrivain portugais, les conventions du genre narratif. […] C'est une âpre histoire de sang, de vengeance, comme un rappel du poids d'une histoire occultée avec le temps mais aux blessures toujours vives, que l'écrivain met ici en scène dans cette écriture qui revendique « le délire contrôlé ». 

Béatrice Putégnat, Librairie des Cyclades, Saint-C / PAGE des libraires - février 2019

Ce texte est une expérience de lecture viscérale et essentielle. Un long poème, comme une épopée intérieure et guerrière sur la condition humaine. António Lobo Antunes sera publié prochainement, et de son vivant, dans la bibliothèque de la Pléiade. Un rêve de jeunesse qui devient réalité pour son œuvre poétique !

Florence Noiville / Le Monde - janvier 2019

De tous les écrivains contemporains, Antonio Lobo Antunes est l’un des rares à posséder une plume aussi puissamment originale. Le lire est chaque fois une aventure intellectuelle et sensorielle sans pareille. Une expérience rare qu’il serait fou de remettre à plus tard.

Gilles Heuré / Télérama - janvier 2019

Un livre dont le flot emporte le lecteur pour le déposer sur des rives pleines de bruits et de fureur. 

Gladys Marivat / Lire - janvier 2019

Lire António Lobo Antunes, c’est se laisser happer par un flux de conscience mettant à nu l’essence même de la société portugaise. Captivante, sa prose charrie tout. Le passé colonial du Portugal et la dictature salazariste. Le catholicisme, la famille, la patrie et l’armée. Le tout dans une écriture qui entremêle les voix, emporte les règles de ponctuation ainsi que la frontière entre passé et présent.

Ludivine Morand - Payot Lausanne / Aimer Lire - janvier 2019

Chaque nouvelle lecture d’un livre d’António Lobo Antunes est une expérience à part… L’auteur s’agrippe à son lecteur dès la première page, s’insinue dans son souffle et ne le lâche plus. Dans ce nouveau roman, on parle d’un enfant ramené de la guerre, de l’Angola en feu, d’une famille qui se tait à défaut de hurler, et de ces petites pierres qui s’incrustent sous la peau pour ne plus jamais nous quitter.

Antoine Perraud / La Croix - janvier 2019

La lecture d’un tel roman, il en va de même de toute l’œuvre de cet auteur démiurgique et hallucinatoire, relève de l’accoutumance à une drogue dure. Au fil des pages, la dépendance du lecteur semble rejoindre l’addiction qui fut sans doute celle de l’écrivain à composer pareil kaléidoscope. Enchevêtrement des voix, des perspectives, des temps et des espaces, qui se superposent et se juxtaposent : sommes-nous en Afrique, à Lisbonne, dans le village où se prépare le sacrifice du cochon ?

Antoine Perraud / La Croix - janvier 2019

Homère de notre terre gorgée de détestations, António Lobo Antunes donne à entendre, dans un roman dont on ne revient pas, le chant de sirènes cosmiques épinglant sans relâche les furoncles de ce monde en souffrance.

Gabi Martínez

Les Défenses

Que Tal Paris ? - mars 2019

À la première personne, l’écrivain catalan Gabi Martínez nous révèle une incroyable histoire, celle d’un homme pris par la folie, mais qui parvient néanmoins à retrouver une vie normale et qui, avec le temps, finit par s’imposer comme un neurologue très réputé. Avec Les Défenses, Gabi Martínez balaie l’histoire récente de l’Espagne, de la Transition à nos jours, et nous dévoile un système de santé public particulièrement corrompu que la hiérarchie mène à sa guise.

Jon McGregor

Réservoir 13

Le Monde - mars 2019

Chronique d’un village anglais amputé d’une de ses cellules, désormais contaminé par un étrange virus, Réservoir 13, sans bruire d’aucun retournement spectaculaire, n’en est pas moins, à sa façon moléculaire, haletant : le lecteur, bien que condamné à un lancinant quotidien, à des vies vécues entre les plis, est en état d’alerte permanent, le souffle suspendu à l’écriture méticuleuse de Jon McGregor.

Emmanuelle George, Librairie Gwalarn, Lannion / PAGE des libraires - février 2019

Au fil des années et des saisons, le quotidien des villageois est narré avec délicatesse et élégance, oscillant entre épanouissement et étiolement, au gré des amours et des amitiés, des arrivées et des départs. Parfois drôle, toujours sensible et juste, ce texte célèbre le temps qui passe, ce qui reste et ce qui disparaît, les petits miracles de la vie. 

Pierre-Edouard Peillon / Le Nouveau Magazine Littéraire - janvier 2019

Roman d'une grande précision, Réservoir 13 parvient à tirer de sa lente progression le spectacle, rarement aussi finement représenté, du temps qui s'écoule.

Pages d'histoire(s) - janvier 2019

C'est  avec brio et un style tout particulier que Jon McGregor réussit à nous embarquer dans cette étrange aventure. Peut-être est-ce par le rythme de son écriture dans lequel les phrases s'enchainent à une vitesse folle ou par l'étrange neutralité dont il fait preuve, telle celle d'un observateur presque naïf des évènements. Un très bon livre qui surprendra mais qui a coup sûr ne laissera pas indifférent.

Dominique Conil / Délibéré - janvier 2019

[...] un petit chef-d’œuvre de roman rural en forme de thriller qui piège le lecteur de bout en bout.

Virginie Neufville / Fragments de lecture - janvier 2019

Les treize réservoirs ne révèlent pas leurs secrets. La nature meurt, naît, se transforme, les habitants vivent, vieillissent et luttent contre leurs tourments personnels. Une vraie réussite.

Yann Fastier / Le Matricule des Anges - janvier 2019

La disparition d'une adolescente vient troubler durablement le quotidien d'un village anglais. Un roman attachant et lancinant, comme la vie.

Serge Bressan / Le Quotidien du Luxembourg - janvier 2019

Avec une écriture formidablement maîtrisée, Jon McGregor ne dévoile rien – dans la galerie des personnages, au lecteur de choisir qui pourrait être le coupable…

Christophe Mercier / Le Figaro - janvier 2019

Le romancier tisse dans son texte une véritable tapisserie de la vie de tous les jours, dans lequel un blaireau ou un renard, ou la tonte des moutons ont autant d’importance que la vie des hommes. À la lecture de ce texte exceptionnel, on est aussi ému qu’à la lecture des poèmes des Épitaphes de Spoon River, ce grand livre américain d’Edgar Lee Masters sur toutes les vies enfouies dans un cimetière de la Prairie. Réservoir 13 contient, en 350 pages, la matière de toute une Comédie humaine, de trente romans. 

Thomas McGuane

Quand le ciel se déchire

Nicolas Richard / AOC - mars 2019

Autant de perles incrustées dans ces tableaux vivants du Grand Ouest, qu’on lit le sourire aux lèvres.

Olivier Mony / Sud-Ouest Dimanche - février 2019

La publication par les éditions Christian Bourgois de « Quand le ciel se déchire », recueil très dense de 45 nouvelles, peut être considéré comme un vrai évènement permettant enfin une réévaluation critique. Le lecteur y retrouvera tout l’univers de McGuane, cet univers des petites villes de l’Amérique profonde, des hommes solitaires pour qui il est toujours trop tard, de la faute et de la rédemption, de l’incommunicabilité entre les êtres, de la blessure de l’amour, des cieux immenses et des nuages au-dessus du Montana… 

Éric Neuhoff / Le Figaro - février 2019

McGuane possède un style à la fois sauvage et ondoyant, avec des longues phrases qui chahutent comme les remous d’un torrent. Par moment, sa prose se calme, se fait poétique, lumineuse.

Antonio Ortuño

Méjico

Télé Star Jeux - mars 2019

Méjico est un roman qui déborde l’énergie ; les personnages y évoluent toujours sur le fil et la violence teinte tous les rapports. Il y est aussi beaucoup question d’exil, un thème plus que jamais d’actualité. Et plus que jamais universel, qu’il ait pour théâtre l’Europe ou le Mexique, l’entre-deux-guerres ou aujourd’hui.

Martin Solares

Comment dessiner un roman

Virginie Bloch-Lainé / Libération - décembre 2018

Structures narratives, intrigues, style : dans un essai érudit, le Mexicain Martín Solares décortique l’écriture fictionnelle au gré de ses affinités littéraires. […] Martín Solares aime particulièrement Milan Kundera, et inscrit Comment dessiner un roman dans la filiation de L’Art du roman : il y désosse des structures narratives, compare des débuts de chapitres ou cherche les détails qui rendent un personnage « inoubliable ». Cet inventaire non exhaustif des arts d’écrire ne donne ni conseils ni leçons, mais propose une promenade dans la fiction.

Peter Stamm

La Douce Indifférence du monde

Nicolas Bézard / Novo - février 2019

Avec La douce indifférence du monde, Peter Stamm tend un miroir sur toute une vie d'écriture.

Arnaud Laporte / France Culture Papiers - janvier 2019

Un livre à lire comme on voit un film de David Lynch, d’une seule traite, et à relire, sans jamais en épuiser la richesse.

Chris de Stoop

Ceci est ma ferme

Agnès Mannooretonil / Revue Études - janvier 2019

Que doit être une relation de paix entre l’Homme et la nature ? Ce désir a-t-il même un sens ? Dans Ceci est ma ferme, le journaliste Chris De Stoop expose de façon juste et poignante le conflit qui oppose des réponses divergentes à cette question.

John Ronald Reuel Tolkien

Un voyageur en Terre du Milieu

Lecteur en série nyctalope - janvier 2019

Cette balade aux confins de Cul-de-Sac, en passant par le Mordor ou le territoire des Ents, subjugue par des croquis au millimètre.

Frank Westerman

Soldats de la parole

Bernard Quiriny / L'Opinion - mars 2019

Connu en France pour ses enquêtes sur l’embrigadement des écrivains soviétiques (Ingénieurs de l’âme) et sur la mystérieuse catastrophe de Nyos au Cameroun (La vallée tueuse), Frank Westerman, vedette du journalisme d’investigation, s’est penché sur la question des prises d’otage selon sa méthode habituelle, mélange de subjectivité gonzo (impressions personnelles, mise en scène de soi) et de professionnalisme journalistique (interviews, recherches, documentation colossale). Le résultat est captivant, surtout quand l’auteur donne la parole aux spécialistes des situations de crise ou décrypte les différentes approches nationales.

Daniele Zito

Robledo

Sandra Girault, Librairie Privat, Toulouse / PAGE des libraires - février 2019

À la manière d'un Borges ou d'un Bolaño, l'auteur mêle réalité et fiction pour créer son personnage et traduire le désespoir et la misère dans lesquels la crise a plongé ces travailleurs contemporains. Ces témoignages, réels ou fantasmes, constituent sans aucun doute le reflet d'un monde où le produit du travail est devenu étranger.