Andrés Barba

Les Petites Mains

Dominique Aussenac / Le Matricule des Anges - juin 2018

Le désir sous toutes ses formes, avoué, tu, inabouti, partagé, imposé est décliné dans ces trois récits assemblés en deux livres. [...] On retrouve l'intranquillité de Pessoa, son lyrisme, la solaire noirceur d'un Pavese, le coeur des ténèbres d'un Conrad, le vertige d'un Malcolm Lowry ou la folie humaniste d'un Pasolini chez ce Barba-là et son théâtre de la cruauté.

Aline Sirba / onlalu - juin 2018

Au fil des pages, et dans une écriture acérée qui traduit l'inquiétude et la fascination, l'auteur fait monter la tension. Tout procède d'une logique du désir mimétique et de la violence qui, appliquée à l'enfance libérée des tabous, n'en est que plus dérangeante. Andrés Barba est impitoyablement efficace dans sa narration, où le groupe rongé par le mal désigne une victime expiatoire pour se purifier, tel que René Girard l'avait théorisé. Un conte cruel à la maîtrise implacable.

Août, octobre / Mort d'un cheval

Dominique Aussenac / Le Matricule des Anges - juin 2018

Le désir sous toutes ses formes, avoué, tu, inabouti, partagé, imposé est décliné dans ces trois récits assemblés en deux livres. [...] On retrouve l'intranquillité de Pessoa, son lyrisme, la solaire noirceur d'un Pavese, le coeur des ténèbres d'un Conrad, le vertige d'un Malcolm Lowry ou la folie humaniste d'un Pasolini chez ce Barba-là et son théâtre de la cruauté.

Richard Brautigan

Retombées de sombrero/Un privé à Babylone

Julien Coquet / Toute la culture - juin 2018

Lire Brautigan est un réel plaisir tant l'humour se distingue à chaque page. Composés de courts chapitres, le lecteur avance dans des récits enchevêtrés entre classiques du hard-boiled et comédies du trio ZAZ.

La Vengeance de la pelouse

Bruno Juffin / Les Inrockuptibles - juillet 2018

Au nombre des fantômes chers à Brautigan figurent au début des années 1970 ceux du western et du roman à énigmes. Pour un écrivain épris de bric-à-brac et de vieilleries, ces genres tombés en désuétude sont des partenaires de jeu idéaux. Habitué à secouer la poussière afin d'en faire jaillir de l'or, l'autodidacte de l'Oregon sait quels trésors de poésie peut recéler la parodie.

Pierre Maury / Le Soir - juillet 2018

Le plaisir de (re)découvrir un auteur étiqueté "culte" peut être d'une rare intensité, supérieure encore à ce qu'on espérait. C'est le cas, et de quelle manière, avec Richard Brautigan. [...] Un régal à consommer sans modération, et de toute urgence.

Le Monstre des Hawkline

Bruno Juffin / Les Inrockuptibles - juillet 2018

Au nombre des fantômes chers à Brautigan figurent au début des années 1970 ceux du western et du roman à énigmes. Pour un écrivain épris de bric-à-brac et de vieilleries, ces genres tombés en désuétude sont des partenaires de jeu idéaux. Habitué à secouer la poussière afin d'en faire jaillir de l'or, l'autodidacte de l'Oregon sait quels trésors de poésie peut recéler la parodie.

Pierre Maury / Le Soir - juillet 2018

Le plaisir de (re)découvrir un auteur étiqueté "culte" peut être d'une rare intensité, supérieure encore à ce qu'on espérait. C'est le cas, et de quelle manière, avec Richard Brautigan. [...] Un régal à consommer sans modération, et de toute urgence.

Virginie Neufville / BLOG Fragments de lecture - juin 2018

Au premier abord, le roman, qui aurait pu s'apparenter à un western, prend des allures de roman fantastique saupoudré d'un humour déroutant. Par moments, on se croirait dans un film de John Carpenter ou dans une série B. Pourtant, le mélange des genres et la volonté de considérer au second degré les événements qui surviennent font de ce récit un texte savoureux porté par deux personnages flegmatiques et attachants. Le lecteur est porté par cette étrange histoire de monstre caché, de disparition inquiétante et de jumelles singulièrement perchées, au point que les tueurs à gage deviennent les seuls à rester lucides ! [...] Le Monstre des Hawkline est un feu d'artifice d'invention littéraire.

Tokyo-Montana Express

Bruno Juffin / Les Inrockuptibles - juillet 2018

Au nombre des fantômes chers à Brautigan figurent au début des années 1970 ceux du western et du roman à énigmes. Pour un écrivain épris de bric-à-brac et de vieilleries, ces genres tombés en désuétude sont des partenaires de jeu idéaux. Habitué à secouer la poussière afin d'en faire jaillir de l'or, l'autodidacte de l'Oregon sait quels trésors de poésie peut recéler la parodie.

Pierre Maury / Le Soir - juillet 2018

Le plaisir de (re)découvrir un auteur étiqueté "culte" peut être d'une rare intensité, supérieure encore à ce qu'on espérait. C'est le cas, et de quelle manière, avec Richard Brautigan. [...] Un régal à consommer sans modération, et de toute urgence.

Willard et ses trophées de bowling

Bruno Juffin / Les Inrockuptibles - juillet 2018

Au nombre des fantômes chers à Brautigan figurent au début des années 1970 ceux du western et du roman à énigmes. Pour un écrivain épris de bric-à-brac et de vieilleries, ces genres tombés en désuétude sont des partenaires de jeu idéaux. Habitué à secouer la poussière afin d'en faire jaillir de l'or, l'autodidacte de l'Oregon sait quels trésors de poésie peut recéler la parodie.

Pierre Maury / Le Soir - juillet 2018

Le plaisir de (re)découvrir un auteur étiqueté "culte" peut être d'une rare intensité, supérieure encore à ce qu'on espérait. C'est le cas, et de quelle manière, avec Richard Brautigan. [...] Un régal à consommer sans modération, et de toute urgence.

Pino Cacucci

Un peu par amour, un peu par rage

Next / Libération - juillet 2018

Trente ans de reportages, de rencontres, de coups de gueule, par le journaliste italien Pino Cacucci, biographe de Frida Kahlo, qui n'aime rien tant que se trouver le plus loin possible de son pays natal, sauf si c'est pour rencontrer Fellini. 1987-2007 : le fil conducteur de ce recueil d'articles est l'Amérique latine, avec une prédilection pour le Mexique. L'auteur s'intéresse aussi à Cuba, l'occasion d'évoquer Hemingway. Inattendu sous sa plume : une chaleureuse défense de Jean Cau, longtemps considéré comme le type même du vieux réac irrécupérable par l'intelligentsia de gauche française.

Thierry Clermont / Le Figaro littéraire - juin 2018

Au sein de la confrérie protéiforme des écrivains-voyageurs, l'Italien Pino Cacucci est bien connu pour son amour sans failles de l'Amérique latine. Ce que confirme ce copieux ensemble rassemblant reportages, portraits, enquêtes, écrits entre 1989 et 2007, sous le titre Un peu par amour, un peu par rage. Mexique, Nicaragua, Costa Rica, Colombie, Argentine, Pérou, Cuba... Rien n'échappe à son regard affûté et à sa perspicacité singulière.

Angela Carter

Love

Nathalie Crom / Télérama - juin 2018

Cinq ouvrages reparaissent aujourd'hui en France, qui offrent de s'immerger dans l'extrême singularité de l'imaginaire ensorcelé, anxiogène et volontiers ironique d'Angela Carter, peuplé de fillettes audacieuses, de femmes blessées et rompues, d'ogres et de centaures mythologiques, irrigué de pulsions et d'effroi.

Elisabeth Philippe / L'Obs - juin 2018

Ce qui pourrait être un banal triangle amoureux dans le Londres hippie de la fin des années 1960 devient, par le sortilège d'une écriture luxuriante, un conte symboliste d'une ténébreuse perversité. Ecrit en 1969, Love est le cinquième roman de l'Anglaise Angela Carter, incarnation d'un réalisme magique féministe. Disparue en 1992, elle compte parmi ses admirateurs Salman Rushdie et Margaret Atwood.

Gladys Marivat / Lire - juin 2018

La réédition de trois romans et d'un recueil de nouvelles met en lumière l'univers fantasque de celle qui a réveillé les lettres anglaises dans les années 1960 : Angela Carter.

Nelly Kaprièlian / Les Inrockuptibles - mai 2018

La réédition en poche de quatre de ses écrits majeurs chez Bourgois va nous permettre de redécouvrir ou de découvrir enfin l'écriture magnétique, aux images aussi magiques qu'aiguisées, voire tranchantes de précision, de celle [Angela Carter] dont l'oeuvre fut brutalement interrompue en pleine gloire alors qu'elle n'avait que 51 ans.

"Bien malin qui connaît son père..."

Gladys Marivat / Lire - juin 2018

La réédition de trois romans et d'un recueil de nouvelles met en lumière l'univers fantasque de celle qui a réveillé les lettres anglaises dans les années 1960 : Angela Carter.

Nelly Kaprièlian / Les Inrockuptibles - mai 2018

La réédition en poche de quatre de ses écrits majeurs chez Bourgois va nous permettre de redécouvrir ou de découvrir enfin l'écriture magnétique, aux images aussi magiques qu'aiguisées, voire tranchantes de précision, de celle [Angela Carter] dont l'oeuvre fut brutalement interrompue en pleine gloire alors qu'elle n'avait que 51 ans.

Le Magasin de jouets magique

Estelle Lenartowitz / L'Express - juillet 2018

Se jouant des archétypes féminins, Angela Carter délivre les énergies de ses héroïnes et les place dans des labyrinthes de miroirs déformants. D'une humanité à la fois névrosée et libre, déterminée et ambiguë, ses romans, tout juste réédités en poche, produisent des étincelles de vie pure. Il y a en eux de la magie. Et, souvent, du génie.

Gladys Marivat / Lire - juin 2018

La réédition de trois romans et d'un recueil de nouvelles met en lumière l'univers fantasque de celle qui a réveillé les lettres anglaises dans les années 1960 : Angela Carter.

Nelly Kaprièlian / Les Inrockuptibles - mai 2018

La réédition en poche de quatre de ses écrits majeurs chez Bourgois va nous permettre de redécouvrir ou de découvrir enfin l'écriture magnétique, aux images aussi magiques qu'aiguisées, voire tranchantes de précision, de celle [Angela Carter] dont l'oeuvre fut brutalement interrompue en pleine gloire alors qu'elle n'avait que 51 ans.

Vénus noire

Gladys Marivat / Lire - juin 2018

La réédition de trois romans et d'un recueil de nouvelles met en lumière l'univers fantasque de celle qui a réveillé les lettres anglaises dans les années 1960 : Angela Carter.

Nelly Kaprièlian / Les Inrockuptibles - mai 2018

La réédition en poche de quatre de ses écrits majeurs chez Bourgois va nous permettre de redécouvrir ou de découvrir enfin l'écriture magnétique, aux images aussi magiques qu'aiguisées, voire tranchantes de précision, de celle [Angela Carter] dont l'oeuvre fut brutalement interrompue en pleine gloire alors qu'elle n'avait que 51 ans.

Léon Chestov

L'Homme pris au piège - Pouchkine - Tolstoï - Tchekhov

Pierre-Edouard Peillon / Le Nouveau Magazine Littéraire - juin 2018

La réalité n'a pas de forme et semble bien cruelle ; dès lors, comment l'écrivain "peut-il, en restant fidèle à la vérité de la vie, garder intacts les élans les plus sublimes de son âme" ? Voilà le piège où se trouve pris l'homme selon Léon Chestov dans ces trois textes consacrés à Pouchkine, Tolstoï et Tchekhov. Tout le talent des grands écrivains, selon lui, résidera dans une écriture menacée, capable de se laisser happer par la réalité, tout en lui tenant tête.

Copi

Romans : L'Uruguayen / Le Bal des folles / Une langouste pour deux

Eric Dussert / Le Matricule des Anges - juillet 2018

Depuis sa disparition, le 14 décembre 1987, Copi n'était pas oublié. Ceux qui l'ont lu un jour gardaient la souvenir de ses fantaisies et de ses tendresses, ceux qui avaient vu ses pièces de théâtre n'en ont pas effacé le tonitruant baroque, quant à ceux qui se sont délectés dans la presse des années 1970 et 1980 des planches où sa célèbre "femme assise" devisait, ils l'ont toujours en rétine. [...] Ses pièces se jouent toujours à travers le monde mais ses livres avaient fini par disparaître des librairies. [...] Il était temps de rendre à la collectivité cette oeuvre romanesque et dramatique unique, touchante et drôle, fruit d'un des plus attachants personnages des lettres du dernier demi-siècle. [...] Ces deux rééditions nous le ramènent. A coup sûr deux des bons livres de l'été.

Théâtre : La Journée d'une rêveuse / Eva Peron / L'Homosexuel ou la Difficulté de s'exprimer / Les Quatre Jumelles / Loretta Strong / La Pyramide ! / La Tour de La Défense / Une visite inopportune

Eric Dussert / Le Matricule des Anges - juillet 2018

Depuis sa disparition, le 14 décembre 1987, Copi n'était pas oublié. Ceux qui l'ont lu un jour gardaient la souvenir de ses fantaisies et de ses tendresses, ceux qui avaient vu ses pièces de théâtre n'en ont pas effacé le tonitruant baroque, quant à ceux qui se sont délectés dans la presse des années 1970 et 1980 des planches où sa célèbre "femme assise" devisait, ils l'ont toujours en rétine. [...] Ses pièces se jouent toujours à travers le monde mais ses livres avaient fini par disparaître des librairies. [...] Il était temps de rendre à la collectivité cette oeuvre romanesque et dramatique unique, touchante et drôle, fruit d'un des plus attachants personnages des lettres du dernier demi-siècle. [...] Ces deux rééditions nous le ramènent. A coup sûr deux des bons livres de l'été.

Christian Roinat / Espaces latinos - juin 2018

La lecture de ces textes est presque aussi enthousiasmante que de les voir jouées sur scène. La fantaisie débridée, les excès, les provocations permanentes sont aussi forts pour un lecteur que pour un spectateur.

Soazic Courbet / PAGE des libraires - juin 2018

Avec Copi, on dissèque l'humanité, qu'il s'agisse de pouvoir politique, d'homosexualité ou d'errance. Ses personnages sentent la mort et l'abandon, dans un style assurément grotesque. Ils se débattent avec leur entourage et surtout avec leur mère toujours délirante, toujours excentrique, toujours étouffante. Christian Bourgois double notre plaisir en rééditant dans un deuxième recueil trois romans de l'auteur. De quoi contempler de nouveau son aisance à créer des histoires débordantes de rebondissements et cruellement jubilatoires.

Michel Deutsch

Souvenirs épars

Emmanuel Vacher / PAGE des libraires - juin 2018

Mai 68 fait du théâtre un art à repenser, à réformer, pour ne pas dire à dépasser. Tandis que des auteurs comme Constantin Stanislavski en appellent à un "Théâtre d'Art" et une réforme de la pratique théâtrale, Michel Deutsch, auteur et metteur en scène né en 1948, va conceptualiser, avec le philosophe Philippe Lacoue-Labarthe (1940-2007), la possibilité même du théâtre. Dans ce livre à deux voix, Souvenirs épars, les deux hommes interrogent le théâtre autant dans sa double acception : théorique et pratique.

Philippe Lançon / Libération - juin 2018

Deutsch parle de "Lacoue" chemin faisant, brièvement, intensément, des gestes, des paroles, une silhouette,
saisis au cœur d'une pensée en mouvement.

Christian Lutz-Sorg / Les Dernières Nouvelles d'Alsace - juin 2018

Bien qu'intitulé Souvenirs épars, le texte de Deutsch est merveilleusement précis. Il nous remémore avec délice les moments fragiles et intenses de cette "Vie TNS", utopie magnifique en perpétuelle interrogation.
Depuis les rives de l'Aar qui abritaient le foyer de son complice, Deutsch observe aussi avec un soupçon d'amertume que, décidément, imaginaire et souvenirs ne se valent pas.

Jean-Pierre Léonardini / L'Humanité - mai 2018

Aux diverses raisons d'aimer ce livre d'une vie, peuplé d'heureuses digressions, il y a qu'on s'attache d'emblée à une écriture vive, précise, entée sur l'intelligence et la perception fine, non seulement des concepts mais aussi du concret des choses et de la présence des êtres. [...] Souvenirs épars, c'est manifeste, est de ces livres auxquels on revient, parce qu'une première lecture n'a pu en épuiser la richesse.

Manuel de la Escalera

Mourir après le jour des Rois

Emmanuel Abela / Novo - avril 2018

La publication de ce carnet plus de 50 ans après sa première édition sous un pseudonyme au Mexique en 1966 efface tout sur son passage. Ni avant ni après, l'éternel présent d'un homme plongé au coeur de l'appareil franquiste. L'auteur a été condamné à mort pour s'être opposé au régime et avoir tenté de se suicider - mal, en plus ! Nous vivons chacun des jours de cette farce tragique au cours de la trêve de Noël. Manuel en réchappe puisqu'il nous livre ses notes, d'autres n'auront pas cette chance. De récit en récit, il nous raconte non seulement ses souvenirs mais aussi la mémoire de ses compagnons d'infortune. Bouleversant.

Claude Eveno

Quelques uns

Patrick Kéchichian / La Croix - mai 2018

Aux lecteurs jeunes ou moins jeunes qui voudraient non pas se distraire avec les relents d'un certain folklore mais entrer dans la conscience d'une génération, ce livre est plus que nécessaire. [...] Le grand mérite de Claude Eveno est précisément de montrer la pluralité, le désordre des pensées et des sentiments, des actes et des paroles, que l'histoire et sa mémoire, par commodité, ont fini par cristalliser.

Toni Morrison

L'Origine des autres

Tirthankar Chanda / RFI - juin 2018

L'Origine des autres est un livre important sous la plume d'une des plus grandes écrivaines des Etats-Unis. Romancière et observatrice perspicace des heurs et malheurs de l'Amérique contemporaine, Toni Morrison retrace, à travers les six essais que compte ce nouveau livre, l'origine de la division manifestement ineffaçable de son pays entre Blancs et Noirs.

Estelle Lenartowitz / L'Express - juin 2018

En une petite centaine de pages denses et tranchantes, la lauréate du prix Nobel revient sur les grandes articulations qui gouvernent selon elle le concept de race et le racisme, en Amérique et au-delà. Elle rappelle tout ce que le racisme contient de construction sociale : on ne naît pas raciste, on le devient. [...] L'analyse n'est pas nouvelle mais reste capitale pour comprendre les formes contemporaines de la violence. [...] La langue comme champ de bataille et comme lieu de résistance.

SFL - juin 2018

Romancière, essayiste, éditrice et professeur, Toni Morrison est une figure majeure de la littérature américaine, couronnée par le prix Pulitzer en 1968 et par le Nobel de littérature en 1993. Ce recueil fait état de six conférences prononcées à Harvard par l'auteur au printemps 2016, une année avant la fin du second mandat de Barack Obama. Dans ces exposés, Toni Morrison se propose d'expliquer les fondements de la notion d'esclavage et de la réalité du sentiment ségrégationniste.

Florent Georgesco / Le Monde - mai 2018

L'étranger est quelque chose qui se fabrique : tel est le sens du titre et le coeur conceptuel de cette Origine des autres, reprise d'une série de conférences données en 2016 à l'université Harvard par la grande romancière et intellectuelle américaine.
[...]
Le mélange de force d'évocation et de puissance théorique propres à Toni Morrison domine cependant, à mesure que revient, sous des formes changeantes, l'unique obsession qui porte sa pensée : qu'il soit enfin rendu possible de voir en quiconque se tient devant moi non plus l'altérité, ni la similitude, ni aucune des idées que je peux me faire de lui, mais lui-même.

Fernando Pessoa

Livre(s) de l'inquiétude

Alain Nicolas / L'Humanité - juillet 2018

Nouvelle édition, nouvelle traduction, le chef d'oeuvre de Fernando Pessoa acquiert une clarté qui renforce l'étrangeté de celui qui voulait être "le lieu de toutes les écritures".

Sarah Gastel / PAGE des libraires - juin 2018

En ces temps où les libraires sont submergés de livres autour du développement personnel, il peut être bon de faire un pas de côté en redécouvrant Fernando Pessoa et son oeuvre emblématique, véritable invitation à l'intériorité. [...] A travers ces pensées et divagations [...], témoignages d'un monde intérieur, le lecteur tombera sur des pages somptueuses à la portée universelle. Et trouvera des billes pour affronter la vie [...] !

Fabula - mai 2018

S'appuyant sur l'examen autant que faire se peut exhaustif des manuscrits du Livro do Desassossego, [Teresa Rita Lopes] en propose aujourd'hui une version aussi audacieuse que convaincante, lui assignant trois auteurs parfaitement différenciés [...]. Leurs voix respectives sont ainsi mises en scène dans une impeccable cohérence et complémentarité, qui confère à ce grand texte une étonnante unité dans sa diversité. Teresa Rita Lopes offre ainsi une structure interne qui fait de cet ensemble, selon elle, le "livre de la vie" de Pessoa [...].

Véronique Bergen / Art Press - avril 2018

Cette version décisive du Livro(s) de Desassossego sculpte un objet littéraire unique, frère du Livre auquel Mallarmé aspirait.

Gilbert Vaudey

Vie et mort de l'Inca Atahuallpa

Bertrand Hugot / PAGE des libraires - juin 2018

Après l'évocation de la journée du 16 novembre 1532 et la défaite de l'armée du Fils du Soleil face à une petite troupe de conquistadors espagnols, l'auteur nous donne à voir le destin, ô combien pathétique, de ce souverain d'une riche et complexe civilisation et dont l'Empire va s'effondrer en moins d'une journée. [...] Avant cette chute, c'est bien du faste de la société inca, de sa complexité et de son ingéniosité qu'il est question avec, en miroir, l'intrépidité et l'arrogance des conquistadors. Ainsi, au fil des pages, se dessine la face-à-face improbable de ces deux mondes dont l'un va presque cesser d'exister au contact de l'autre.

Virginie Bloch-Lainé / Libération - juin 2018

Atahuallpa valait Louis XIV. Pas moins extravagant, ni moins puissant. Il n'était pas permis de regarder ce souverain dans les yeux. Pour le saluer, il fallait se tourner vers le soleil. Une cérémonie accompagnait son réveil. Le chef inca est pourtant déchu et dépouillé en une seule scène : le 16 novembre 1532, les Espagnols l'emportent à Cajamarca, dans les Andes, et un autre empire commence. Gilbert Vaudey raconte cet "épisode canonique".